La sphinge, Œdipe et l’énigme de la nouvelle orthographe extramuros (en un mot)

oedipe

Gustave Moreau, Œdipe et la Sphinge, 1864

Par Béatrice Bougred’Anne de Louvain-la-Neuve, notre envoyée spéciale à Athènes

Nous relayons la dépêche publiée hier dans Le fil d’Hellène et Athens News Agency. Elle dévoile enfin la vérité à propos d’une section mythologique de son passé, parfaitement. Intitulée La sphinge, Œdipe et l’énigme de la nouvelle orthographe extramuros (en un mot), notre envoyée spéciale s’est vue amputée d’une partie de son nom et publiée sous le patronyme de Bougredane, un comble. Nous présentons nos excuses à notre collègue et néanmoins amie.

Voici un petit rappel historique bienvenu que nous trouvons dans les célébrissimes Contrées des mythes et légendes de tous les temps et de tous pays, volume 453, 82e édition, abrégeons, je vous prie, les ordinaux le plus simplement du monde ! Le roi Oidípous était devenu Œdipe pour satisfaire la mode pas prétentieuse des SMS et la prononciation [édip] qui allait avec, s.v.p. merci, car il restait très pointilleux sur le sujet, en œnologue parfait qu’il était, et aussi avec [é] comme dans hélas, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et blablabla…

Le sémillant Œdipe que les jeunes Sioux du quartier traitaient toujours de Pied enflé, ce qui avait le don de l’irriter prodigieusement, revenait de sa visite mensuelle à la Sphinge. Vingt-et-une années plus précisément, avec les traits d’union à présent imposés entre tous les chiffres, qu’Œdipe se tapait cette corvée, dont les années bissextiles !

Je vous rappelle tout à fait entre nous, que la Sphinge avait sauté dans l’abime dont le chapeau de la cime disparait désormais en toute simplicité, comme sur l’ « i » de  disparait d’ailleurs, dont c’est la nature même. Soit, mais c’était de bonne guerre de Troie comme disait le proverbe, car peut-être aurait-elle lieu ou pas, comme les bottes qui en comptaient sept ?

S’il vous en souvient, mais je sens qu’il ne vous en souvient guère, après qu’il a tué le paternel, avec l’indicatif qui suit, celui qui allait épouser sa mère (vous me suivez toujours ?) avait résolu l’énigme de la Sphinge, au féminin, puisqu’on était en Grèce, paradis de l’interlope et pas en Égypte, où les pharaons bien qu’en robe également, ne laissassent guère planer de doutes sur leur sexe toujours dominant sur l’autre et pas d’accent circonflexe sur n’importe quels temps des verbes.

Mais comment cela arriva-t-il ? Nous convînmes d’éclaircir ce cas grec et, je rappelle en passant, que les accents chapeaux sur les déclinaisons et inclinaisons du passé simple restent tels quels, inchangés, nouvelle orthographe ou pas et ceci pour rassurer  1pattedansl’encrier dont les récits sont également prétextes à taches sur coussinets.

La Sphinge était fille du grand chef mâle La fumée dont mon petit ami Wikiped nous conte les aventures. Toute étymologie relate des exploits dans l’évolution à travers les temps. Moi, je n’ai aucunement étudié le grec, mais si l’on s’en réfère à Martine L’écrevisse que certains connaissent, j’insère ici les signes cabalistiques dont la cabale n’a rien à faire,   Τυφάων / Tupháôn ou Τυφωεύς / Tuphôeús, de τῦφος / tũphos donc.

Echidna, la mère de Sphinge, n’avait engendré que des sauvages féroces et difformes, à ce que raconte toujours Wikiped. Cerbère n’était pas le plus affreux avec ses trois gueules. Il y avait aussi les vents malfaisants, la sanguinaire truie de Crommyon, devenue la plus terrible injure de tous les temps, le renard de Teumesse (quelque chose en moi de Teumesse ?), la Sphinge évidemment, l’Hydre de Lerne, qui aura à faire avec Hercule, mais c’est une autre histoire, la très singulière Chimère à trois corps, le rampant reptile Ladon à têtes multiples stroboscopiques, Orthos (Porthos et Aramis, viendraient plus tard), le lion de Némée (et pas de mémé), le dragon de Colchide (dans les prés) et l’aigle du Caucase qui, dit-on, avait les foies.

Comment voulez-vous que ladite (en un mot) Sphinge soit normale avec une telle famille ? Elle était si difforme que pour se dégoter un mari, même très laid, car elle n’était pas difficile, sur les sites de rencontre branchés et payants, il n’y eut rien à faire, peau de Zébi, rien, nada, que dalle, elle ne trouva jamais cothurne à son pied.  Résultat, elle enquiquinait le bon peuple par ses énigmes à deux drachmes et balançait le quidam par-dessus les rambardes.

Arrive Œdipe sur son cheval bai, sifflant un air connu de tous, l’air dégagé, Pourtant que la montagne est belle, comment peut-on imaginer, etc., le pied moins enflé que d’habitude, car il venait de sortir d’un bain à l’eucalyptus que l’on prétend souverain.

La Sphinge lui pose donc les questions ad hoc, qui est-ce qui ? (pour trouver le sujet d’un verbe, rien de tel), mais, tout à fait entre nous, cette énigme n’était pas si difficile à résoudre. Évidemment c’est plus facile à dire après qu’avant, me rétorqueront les grincheux qui sont nombreux.  Cependant, dans l’intimité qui nous est offerte ici, j’affirme que les Grecs n’étaient pas aussi futés qu’on l’a prétendu, car ces philosophes auraient soi-disant inventé la philosophie et les corps parfaits, pectoraux d’athlètes, attirails masculins souples et fermes. Mais franchement,  dans le marbre on peut tout rendre consistant de la queue à la pointe des mamelons, non ?

Bref, Œdipe sur ses éperons lui donne la bonne réponse tout de go. Voilà notre Sphinge obligée de reconnaitre, sans accent circonflexe, qu’il lui a damé le pion, échec et mat !  De désespoir, elle se jette donc dans le vide. Mais, coup de tragédie grecque, elle ne meurt pas !  Contrairement à ce que colportent les mauvaises langues depuis toujours, un chat a sept vies et, malgré quelques bleus sur son beau buste, les ailes font le reste puisque c’est un oiseau. Et il convient de déciller les yeux de ces mythologues à la noix engagés dans les chaussetrappes (accrochez-vous avec les noms composés qui ne le sont plus) de l’histoire et les mites rongeuses d’un passé bien garni. Les ailes sont faites pour voler, nom d’une pipe ! Ça ne s’écrase pas en bas d’une montagne comme un vulgaire kebab jeté par-dessus la jambe fût-elle grecque.  Elle avait donc fait le grand plongeon, oui, mais n’était pas décédée pour autant. Les légendes ont la vie dure comme les sales bêtes et la bêtise.

J’époussète volontiers les tiroirs de l’histoire, vous l’aurez remarqué, puisque ce verbe s’époussète lui-même, l’accent grave ayant remplacé les deux « t » pour les besoins de la prononciation. Je vous accorde benoitement, est-ce si grave d’enlever le circonflexe sur les « i » et les « u » ? Mais pas partout, un peu de self contrôle !    Il est un fait plus qu’avéré que les hommes époussètent rarement leurs petites affaires. Quoi qu’il en soit, biffons toute ambigüité dans le récit, car vous apercevez aussi que le tréma vient se caler sur l’« u » qui s’entend, contrairement à l’« i », ce qui est diablement plus logique et n’a rien à voir avec Lully.

Devenu calife à la place du calife et compte tenu de son pédigrée, les mots étrangers acceptent désormais la contamination du français accentué et Œdipe avait profité de la reconnaissance éternelle de la plèbe ravie de la disparition de cette empoisonneuse de Sphinge et de la fortune passepartout qui lui étaient tombée dessus sans blabla ni prêchiprêcha. Gardons-nous d’éradiquer ces chers circonflexes sur les « a », « e » et « o » et dans un grand tohubohu, soudons les mots composés d’onomatopées, topons là.

Pour meubler ses passetemps (en un mot) et les après-midis (en deux mots) avec Œdipe, la Sphinge inventait les devinettes d’une triviale poursuite dont les questions inspirées par le Dodo magnifique son cousin mettaient le feu aux neurones du héros : combien de pays compte l’Union européenne, par exemple, et sans majuscule à européenne qui est adjectif ? À qui appartiennent les chiens de cour les plus connus du royaume d’Angleterre ? Un indice, ils sont brun clair et donc adjectifs de couleur composés invariables, etc. J’en passe et des plus difficiles, nous n’avons pas toute la journée.

C’est ainsi que se termine ce récit plein de péri- περί péties que nous aurions volontiers laissé mariner vu que laisser suivi d’un infinitif est invariable aussi, quelle chance. Mais le mezzé de midi me sonne les cloches et je dois partir. Sachez toutefois que vous pourrez retrouver bientôt les aventures rocambolesques et mythochondriaques de ce que l’on appelle, de nos vœux les plus chers, la nouvelle orthographe et cela sans exéma dont nous simplifions la graphie dans un millefeuille de plaisir, itou !


Ecrit pour l’Agenda ironique de février lancé de main de sphinx par Rx Bodo ici.

Faisons aussi d’une pierre deux coups en rejoignant le défi des Impromptus littéraires de la semaine de Bougredane ici.

Petit rappel sur ce blog des réformes de l’orthographe (en route depuis les années 1990 tout de même). C’est ici.

 

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A propos Anne de Louvain-la-Neuve

Anne d'un nulle part, ailleurs ici ou là, entre réel et imaginaire.
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47 commentaires pour La sphinge, Œdipe et l’énigme de la nouvelle orthographe extramuros (en un mot)

  1. Pidiaime Piwo dit :

    Toujours aussi fan de ces textes farfelus qui sont une délectation à lire. Vous feriez un malheur au collège de ‘Pataphysique.

  2. Ping : Les différents stades du développement du sphinx-terrien selon Sphinx-Freud | L'impermanence n'est pas un rêve

  3. martine dit :

    Le prôfesseur Tôrus m’invite à vous remercier, mon namîe, du clin d’œil que vous lui avez adressé.
    Je dois vous dire qu’il se trouve fort mârri (mais pas avec Mademoiselle Dithyrambe) du remue-ménage qui lui remue considérablement les méninges et qui provoque un mâle/mal/malle de tete/tête, allez donc savoir depuis que certains trouvent drôle (oh pardon ! drole) d’exposer aux radiations du soleil les a, e, i, o, et u, en ne les munissant plus du petit chapeau indispensable à la protection de leur crâne (oh pardon ! crane) au risque de les faire crâmer (oh pardon, Kramer)…ah non ! cramer !
    Je propose, en guise de contestation, de supprimer ces pauvres petites lettres menacées d’insolence (oh, pardon ! d’insolation) pour ne laisser que leur chapeau. Nous appellerons cela : « La révolte des voyelles »
    Mon ben^t d’^ne bl^me a terminé le car^me ; il s’est aussit^t empiffré de g^teaux et de p^ches bien juteuses sur lesquelles les gu^pes s’étaient posées.Un contr^leur a tant^t été dép^ché pour procéder à une enqu^te et, en guise de ch^timent, le conduire dans un entrep^t. Cela lui ^tera l’envie de brouter et de m^cher sans rel^che l’herbe fra^che et le gen^t qui croissent près des pyl^nes. Pauvre b^te 😦

    • Chêr Prôfesseur Torus, permettez-moî de vous dîre à quel poînt vôtre mîssîve me vât droît aux cœur ! Un toût grând mêrcî pour vôtre ânâlyse plus que pêrtînentê de la chôse.Jê dôis toutefois vous sîgnâler que voûs êtes â côté du pré pour la comprênure des accents sire-conflêxes. Mieux vaût trôp que trôp peu : on les laîsse sur les « â », les « ô » et les « ê » comme dît. Bîen à voûs câr la rêpêtîtîon est la mêre de l’enseîgnemênt comme dît toujouûrs mâdemoiselle Dytyrambe.

  4. Valentyne dit :

    Wahou dame Bougred’Anne
    Comme vous fûtes bien entourée 🙂
    Je retiens : Wikiped, le renard de Teumesse (quelque chose en moi de Teumesse ?), la Sphinge évidemment, l’Hydre de Lerne, Hercule, Orthos (Porthos et Aramis, viendraient plus tard), le lion de Némée (et pas de mémé), le dragon de Colchide (dans les prés) et n’oublions pas le Cheval bai d’Œdipe ….
    Bisesss

    • Et ce n’est pas parce qu’on nait verte qu’on n’est pas gentille (voyez l’expression verte de jalousie par exemple, une honte pour cette belle couleur). Mais on nait donc verte comme une pomme et donc délicieuse, mais pas comme une poire qui est vraiment trop tarte ! Merci chère Valentyne la jument, verte de fidélité.

  5. Pierre Nguyen dit :

    Tout partait de la Sphynge et du ton volontiers (dé)railleur (comme on dit à la SNCB) de l’écrivaine que tu es sur la « sale Sphyngite aiguë »… (elle ne se lavait pas et tenait des propos acerbes et abscons aussi, d’ailleurs). Son équivalent mâle, LE Sphynx, son amie, nez-en-moins, comme tu dis dans ton premier paragraphe, a suscité pas mal de recherches sur son absence d’organe olfactif, dû, selon les uns à des djihadistes du XIVe (pas arrondissement, siècle) qui auraient tenté de se faire sauter par elle les doigts dans le nez (c’est une manie chez eux que de vouloir sauter et se faire sauter en une seule opération), et de le priver ainsi de son appendice (rhinoappendicectomie) pour de basses raisons de ressemblance à un quelconque humain pharaonique (~ ta mère, comme ils disent de ce côté de la Méditerranée), et selon les autres, à un boulet de canon mal contrôlé des grognards de Napoléon qui tiraient leurs coups un peu n’importe comment, au XIXe, lors des campagnes (plutôt des déserts, pas tellement campagnes) d’Egypte. Le même appendice olfactif avait ironiquement déjà marqué l’histoire du temps de la belle reine locale qui donnait sa clé et celle de sa ceinture de chasteté à tous ceux qui voulaient bien venir lui brouter le gazon dans la campagne verdoyante (une métaphore décente pour dire sa Clé aux pâtres), dont Blaise Pascal disait a posteriori dans sa pensée 197 (du moins selon celui qui « la fuma » … si tu vois ce que je veux dire, sinon pour les non-initiés, Lafuma, le classificateur des Pensées) que s’il eût été plus long elle en aurait conçu un orgasme en fonction et que toute la terre l’aurait su etc. etc. Fumer, c’est bien, avaler, c’est autre chose. Là aussi, ton texte m’a inspiré deux références à propos de l’avaleur (des grands fonds), qui n’atteint pas le nombre des apnées … On en trouve des traces – je ne te dirai pas de quelles traces il s’agit – chez Corneille qui a dit à peu près ceci et je le cid sexuellement : « Je suis jeune, il est vrai, mais aux amants bien nés, l’avaleur n’atteint point le nombril des aînées » (allusion sans doute aux femmes dites cougar qui se tapent des jeunets en se faisant gougnoter…) Cette idée du jeune étalon et de la vieille rombière a été reprise ensuite par Voltaire, qui se contente de remplacer « point » par « pas » … évitant de peu le plagiat littéraire. Comme quoi la sphynge-cougar c’est pas neuf, c’est même de la très vieille histoire.

    En évoquant l’Oedipe, tu réveilles en moi une profonde frustration culinaire, puisque le seul spaghetti bolo que j’aie jamais préparé m’a été lâchement imposé comme gage de perdant d’un pari (nous voilà revenus vers Blaise Pascal!) par une règle d’orthophonie irrégulière, sur la prononciation du phonème « oe », combinant les oeufs, les oenologues, les oedèmes et les voeux, pour ne citer que ceux-là. Quelle cuisante … le cas de le dire … défaite que ces pâtes trop cuites même plus al dente, avec des duretés et des mollesses que n’importe quel cuistot transalpin m’aurait reprochées ad vitam aeternam. Heureusement, mes amis étaient plus magnanimes et m’ont fait grâce – avec accent – de leurs sarcasmes en abymes (oui c’est fait exprès rien que pour t’embêter et économiser un accent que naguère j’aurais mis, genre « ab^yme » et zut, ça marche pas, on ne peut pas accentuer le y avec Word ! ).

    Lorsque j’évoquais plus haut la « sale Sphyngite aiguë », je pensais aux origines de cette affection (affection, infection, faut voir!) – sexuellement transmissible? – que transmettent les Falopes surtout lesbiches qui trompent leurs cons joints. La falope en queftion, puifque f’est d’elle qu’il f’avit, f’était vuftement Cléopâtre, l’immonde maîtresse (en anglais mattress = matelas, couche, paillasse, traîîîîînééeeee, née en 69, forcément, ça ne s’invente pas, suite à une position kamasutresque tête-bêche, un style pompier en quelque sorte, d’un père obsédé par la flûte, laquelle on se le demande!) maîtresse disais-je successivement de Jules, puis d’Antoine, puis d’Octave puis de 7 autres mâles, avec « son singe et ses deux faucons » … L’histoire rapporte que si la version reprise dans le film Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de « un singe et deux faucons » a pris le dessus sur la version « éléphant » qui était initialement prévue par le dialoguiste, c’était inconsciemment parce que, comme la falope de l’hiftoire, l’éléphant, fa trompe … et même énormément! Ouf, j’ai bouclé la boucle!

    Ce long détour pour te signaler humblement que, au milieu du § commençant par « Bref, Oedipe … » , le verbe « dessiller » s’écrit comme ceci, et pas comme « déciller » … et signifie enlever des points de suture des paupières d’oiseaux de chasse, justement comme les deux « faux cons » de Cléopâtre. Ceci dit, je suis sûr que personne d’autre ne l’a vu, ayant les yeux orthographiques « sillés » … et que le piège des chaussetrapes s’écrit traditionnellement avec un p … et éventuellement un trait d’union, et qu’ambiguë s’écrit avec le tréma sur le e et pas sur le u (mais ça tu le sais …).

    Enfin, on va terminer sur une note scientifique: mythochondriaque s’écrit mitochondriaque (ça semble être voulu, ça ) … Ne pas confondre la mitochondrie avec la mytho qu’on drille … car ça n’est pas un mythe !!! C’est du sadomasochisme.

    Moi non plus, d’ailleurs, je n’en suis pas un, de mythe !!!

    • Mon Pierrot, quelle affaire ! Je n’ai pas lâché ce récit sacripant. Je t’ai donc suivi jusqu’au bout, quasi aveuglément, y compris dans le dessillement des choses qui, je n’invente rien, est donc devenu, avec ces réformes, « déciller ». He, mon ami Pierrot, je l’ai aussi fait exprès d’écrire mythocondriaque à cause du mythe dans lequel nous sommes plongés jusqu’au cou et même au delà, of course de côtes. Chaussetrappe s’écrit avec deux « p » et en un seul mot dans la nouvelle orthographe. Et ambigüe, tout fout le camp, s’écrit à présent avec un tréma sur le « u » puisque c’est lui qu’on prononce, réforme des formes obligent. Donc ainsi parle ZarAnnetousse fort ! J’espère que mes lecteurs se sont bien amusés avec tes jeux de mots qui fleurent bon la sauce bolognaise et tes spaghettis œdipiens, pas si mauvais, sache-le !

  6. faa dit :

    Anne, j’en profite pour rester un peu avec toi .. j’apprécie beaucoup tes petites lettres comme tu vois.. Je passerai te voir un de ces jours en attendant, passez agréablement ces (derniers?) jours d’hiver.. Bizz Fr

  7. jacou33 dit :

    Si j’en croix de bois, croix de fer, si je mens, que j’aille me faire voir chez les grecs, par toutatis, sans circonflexe en un seul mot, tout a une chute enfin et se retrouve abimé dans un abime sans fin, sauf le sphinx, qui pratiquait le saut à l’élastique, autrement dit le saut de l’ange qui renaît de ses cendres, paix à son âme, ça y est, je l’ai casé mon circonflexe.

  8. Génialement ironique, instructif et déjanté.
    Respect !

  9. 🙂 J’en ai bégayé d’enthousiasme! (Ou radoté, c’est selon…)

  10. Et pour vous avoir inspiré un tel morceau d’anthologie, je remercie la nouvelle ortograf!

  11. Et pour vous avoir inspiré un tel morceau d’anthologie, je remercie la nouvelle ortograf!!

  12. Leodamgan dit :

    Merci pour cette belle, allègre et érudite révision mythologique (mythe au logis que… ? On ne sait plus avec la nouvelle orthographe).

  13. j’en ai perdu mes circonflexes

  14. jobougon dit :

    Quant à moi, je suis béate devant autant d’imagination et de drôlerie.
    Depuis, je cherche le volume 453, 82e édition pour m’en inspirer mais pour l’instant sans succès.
    Comme quoi, celui qui a dit le « temps ne fait rien à l’affaire », ben il aurait mieux fait de se la fermer. Tu viens de lui boucler net le clapet en l’ayant pris pour en arriver là. C’est un œuf collector. L’œuf de Dodo chez Monesille va en pâlir d’envie. Lol.
    Bises Béatrice Bougred’Anne de Louvain-la-Neuve

  15. jobougon dit :

    Madame Anne Bongraîn d’Humour, c’est d’une écrîture nettement typhüsîenne que vous récupérâtes chez Martîne et repeîgnîtes toute une génération cabalîstîque, et ce, de façon totalement selfcontrôlée, ce qui me porte à vous exprîmer toute mon admîratîon la plus journalîstîque possîble. Je note que votre petît amî Wîkîpîed les a gonflés, typhüs ou cholêra, je n’ose trancher.
    Votre dévoué confrère
    Allain Bougrain-Dubourg

    • Cher amî AllaînFînî, que vous êtes jolî, que vous me semblez bon, et que votre ramage sîed à votre plumage comme au mîen, ne vous en déplaîse et j’en suîs fort aîse. Je vous envoîe par dessus les toîts mes remercîements enamourés. Cordialement vôtre, Bougred’Anne, votre dévouée et plus fîdèle fan atomîque.

  16. manh14 dit :

    J’ai sept vies comme les chats. Toutefois et à force, j’en ai usé pas mal. Je me suis renseigné si je pouvais en racheter quelques-unes en faisant un stage chez la Sphinge. L’oracle de Delphes m’a répondu que ce n’était pas possible, et les borborygmes de la Pythie semblant tout à fait menaçants, je n’ai pas insisté et me suis vite enfui sur une paire de sandales volantes qui traînaient par là.
    Il paraît qu’elles appartiennent à un certain Hermès : je vais avoir des ennuis .
    Ceci dit, j’ai une profonde admiration pour les épousteuses des tiroirs de l’Histoire et qui en font sortir, en fait, des myriades de mots colorés. Quel feu d’artifice !

    • Vos mots si doux résonnent à mes oreilles comme des caramels mous (ça c’est mieux pour mon dentier) ou bien encore des pralines au chocolat. Revenez vite me voir avec vos pieds ailés : il parait que la qualité Hermès se paie cher mais que ça le vaut ! La haute couture, c’est ainsi. Merci Manh.

  17. monesille dit :

    Tu ferais adorer la grammaire et l’orthographe même nouvelle à n’importe quel être le plus obtus ou grincheux soit-il ! J’ai jubilé toutdulong en un mot et sans ni tréma, ni circonflexe ça tombe bien il n’y en a pas ! J’ai néanmoins trouvé (je crois) un accent en trop dans ton texte, que je tais afin de te laisser ruminassionner en paix, et je cherche une solution pour Nîmes, « la ville avé l’accent » qui va devoir se trouver une nouvelle maxime, à moins que la règle ne s’applique pas aux noms propres.( J’avoue à mon grand soulagement n’avoir pas eu le temps de finir de lire les instructions orthographiques de 1990)
    Bises admiratives devant ton brio !

    • Un accent de trop ? Misère, mais où qu’il se cache cet enfoiré ? C’est fait, je ruminassione à mort. Mais, chère Monessille, tes louanges dithyrambiques sont un baume sur ma pelisse et ne glisse aucunement sur la carapace d’une indifférence que je ne saurais marquer devant ce flot de gentillesses. Courbettes de gratitude avec onction de lèches. Bougred’Annne des prés.

  18. Rx Bodo dit :

    Vos explications de l’orthographe et des légendes me semblent aussi mythos que logiques. Cet article mérite de figurer chez Wikipodos

  19. Un vrai tour de farce ! Voici une sphinge jouissive sans une once de circonspection envers les circonflexes. Bravo.

  20. Échec et Mat (d’aigle) de Caucase, la plus belge des anthropomorphistes franco-luiguistiques nous révolutionne l’esprit, les mots, la Grammaire, les tremas et le trauma… Pendant cette lecture, j’ai clairement ressenti que de nouvelles connections inter-neuroniques se créaient devant tant d’à-propos àproposal-de-si-bon-aloi… Je pense bien avoir plusieurs vies « contrairement à ce que colportent les mauvaises langues depuis toujours » mais je sais désormais que j’aurai eu plusieurs intelligences !!!

    • J’adore les connections qui sont nôtres, vôtres, leurs, nos valeurs quoi ! Mille merci pour ce dithyrambe bique commentaire, hi han. A intelligence, intelligence et demi trois quart, la patte ! Et à se lire et relire bientôt, tel est notre destin.

  21. Alors là, splendide de splendide, rien à dire et à redire, il n’y a qu’à lire et relire ! Faudrait être complètement mythophobe pour râler là. Mais quand même, penser qu’hier l’on feignait d’appeler à l’aide pour démarrer un sphinx encalminé….
    🙂

    • C’est de la faute d’un certain Dodo et des autres. A force de ruminer dans mon lit les récits extravertis de la bande, je ne pus plus fermer un seul de mes nombreux yeux. J’ai fini par trouver l’illumination telle l’apparition de la vierge Marie durant la nuit. Ma journée en fut transformée et je pondis mon œuf, ouf. Tout ça, aussi à cause de la Patte qui ronchonnait à propos des nouvelles règles d’orthographe et à qui j’avais promis une réponse toute personnelle, tout en la confondant avec vous cher Dodo. Bref, quelle aventure ! Hier, c’est hier que je reçus la vision ! Vive les miracles, que je dis.

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